(11) Toujours 7 mai 2019
Re... On est le soir, encore le 7 mai. J’avais fini les cours à 15h. Je suis rentrée épuisé dans ma chambre. Je me suis rappelais, des livres que j'avais emprunter à la médiathèque. D’ailleurs, il fallait que j'aille me faire une nouvelle carte. Donc, je vais en ville. Ça me rappelle un souvenir terrifiant, de la dernière fois ou je suis allée à la médiathèque.
Sur le chemin, je l'ai vue sur le trottoir d'en face avec un autre homme. Il discutait et ne m'avais pas vue de loin. Quand je l'ai vue arriver, mon cœur battant très fort, j'étais morte de peur et chercher une solution. Heureusement, à deux mètres, il y avait 2, 3 voitures. Ni une ni deux, je me cache derrière la première venue. Je ne fais plus aucun bruit et je ne bouge pas. Au fur et à mesure qu'ils avançaient, je me déplaçais le long des voitures pour être dans un angle ou ils ne pouvaient pas me voir. Enfin bref, maintenant, à chaque fois que je passe par ce chemin, j'appréhende.
Une autre fois, il était seul à l'angle d'un resto qui se trouve sur le chemin pour aller de la médiathèque à chez moi. C’était une fois, comme les autres. J’avais emprunté quelques livres et mangas et j'allais rentrée chez moi. Je longe la place où se trouve la médiathèque, tourne, descends l'allée aux boutiques. Puis tourne, je ne fais pas très attention aux gens qu'il y a. Je me retourne, personne, je continue à marcher deux mètres et on m’appelle. J’ignore, je marche et je sens une main sur mon bras. Je me retourne et je croise le regard tous sourire de lui. Je le salue en essayant de retirait ma main et de ne pas paraître pétrifiée de peur.
Il ne me lâche pas le bras. Je rigole nerveusement et commence à flipper sérieusement. Je lui dis que : "Je dois y aller, j'ai un rendez-vous bientôt, il faut que je sois rapidement chez moi.". Il m'ignore et me propose un café. Je lui dis poliment que ça ne sera pas possible. Mais il continue. Je refuse toujours en tirant sur mon bras pour le lui retirer.
Ensuite il me propose de m'accompagner chez moi. Ce à quoi j'ai répondu, que je devais faire vite et qu'il risque de me retarde. Il commence à marcher et à lâcher mon bras, toujours en ignorant ce que je lui disais. Même si je m'efforçais de le répéter. Je commence à marcher mais un peu plus vite que lui, à mon rythme normal. Je commencer à le semer et je lui dis : " Désolé, je n’ai pas le temps, je dois y aller". Et j’accélérais le pas. Je courais presque, d'ailleurs à un moment, je me suis mise à courir.
Enfin après mon tour à la médiathèque, je rentre chez moi. Je vérifie, si je n’ai pas des documents ou autre à faire signés. Puis décide d'aller sur mon blog pour continuer à écrire et à corriger des textes. Ensuite, je cherche des jeux à télécharger, sans succès. Ma mère m'appelle, au moment où je mets YouTube. Je laisse l'ordi et vais la rejoindre en cuisine. Je l'aide et fais ce qu'elle me demande de faire, puis je retourne dans ma chambre et je regarde YouTube. Au bout de la 3 ou quatrième vidéo, mon frère m'appelle, je viens dans sa chambre.
Mon petit frère et moi étions assis sur le lit, notre grand frère nous a rejoint. Il me demande de m’écarter. Je le fais. Il me le redit. J’obéis. Il me dit de m'écarter encore. Sauf que si je faisais ça, je n'avais plus de coussins dans le dos du coup j'aurais mal. Et là, il pète une crise, je lui dis de se calmer, il s'énerve encore plus et me frappe, je lui : "Ok, bah si c'est comme ça tiens toute la place, moi je pars". Et là il me prend par la tête et me remet de force sur le lit. J’appelle ma mère, parce qu'il était devenu complètement fous. Il me met la mains sur la bouche et me dit : " Tu crois qu'elle va faire quoi maman ? J'ai raison." (mais raison de quoi? je suis sure que même lui ne sais pas).
Je rappelle ma mère en me débâtant pour que mon frère me lâche mais ça empire. Ma mère arrive, elle nous voit et nous demande ce qu'il se passe, je dis aux quarts de tours : " Mais dit à ton fils le fous qu'il se calme ! Il ne m’agresse pour rien ce taré." et là, il se jette sur moi et m'assène des coups violents. Ma mère essaye de l'enlever, mais il continue, je ne me défends pas et me débats presque pas pendant qu'il me tape. Puis, quand il arrête enfin, il m'arrive la même chose qu'au cross du début de l'année.
Je n'arrive pas à parler, je respire vite et très forts sans pouvoir m'arrêter. J’arrive de moins en moins à bouger mes membres. Je suis incapable de parler, j'ai des fourmis dans tout le corps, tous du long et je suis prise de vertiges. Quand ça commence, ma mère me dit d'aller dans la salle de bain me laver la figure. Mais elle ne le dit pas doucement. Elle me crie dessus et me pousse vers la salle de bains. J’ai de moins en moins de stabilité. Je tangue. Ma mère et mon frère crois que je simule. Ils m'engueulent, me mettent la tête dans le lavabo. Me crient dessus encore et encore, me balance dans tous les côtés, crient encore plus forts, mon frère me pousse et je tombe et il me parle. Mais je n'ai pas de souvenirs de ça. Ensuite je ferme les yeux, épuisé contre le mur.
Mon frère a été horrible. Je ne pouvais pas bouger et il me faisait resniper son haleine, me bloquais la bouche, me disais d'arrête de respirer comme ça, toujours persuadé que je faisais exprès. II me filme, prend des photos. Ma mère et mon frère m'insulte de menteuse, encore et encore, me crient dessus. Puis un moment. Je me retrouve dans le couloir, enfin il me semble, je n'ouvrais plus les yeux, toujours fatiguée, je ne pouvais plus rien faire. Mon frère me parle mais, je ne sais plus ce qu'il dit, puis il part. Ma mère m'a crié dessus à plusieurs reprises en me traitant de menteuse, d'actrice, de simulatrice, c'était horrible.
J’avais envie de pleurer, de crier que c'est vrai ! Je ne faisais pas semblant. Mais je n'en avais pas la force et puis de toute façon, elle ne m’aurait même pas écouté. Je reste comme ça immobile ma nuque me fait très mal. Mais je ne dis rien. Pas assez de force. Pour me faire réagir, ma mère me soulève le t-shirt, pour que j'ai honte, ce qui était le cas. Mais la différence avec son plan, c'est que je ne pouvais pas bouger même si je le voulais.
Mon père rentre, ma mère me remet correctement le t-shirt. Mon père demande ce qu'il se passe, elle lui dit : "Elle s'est fait taper parce que qu'elle a une grande bouche ". Mon père me dit : " Bien fait, la prochaine fois tu ne répondras pas ". Après, ma mère lui dit que c'est mon frère qui m'a tapé et là il dit : " Mais pourquoi il t'a tapé jusqu'à ce qu’elle devienne comme ça ? Elle ne va pas bien, elle a quoi ? ", et la ma mère lui répond : "Elle fait exprès parce que son frère l’a tapé. " ce qui était faux. Mon père surement par pitié, ou du moins je l'espère, dit à ma mère de mettre sur le canapé.
Elle lui dit : "Elle a qu'à arrêter de faire semblant et de se mettre dans sa chambre continuer son cinéma là-bas. Elle pourra y pleurer si elle veut ". Mon père la convainc quand même de l'aider pour me mettre sur le canapé. Il on des difficultés, étant donné que tous mon corps n'est plus soutenu par moi. Ma mère n’arrête pas de répéter ça : " C’est pas une fille, c'est une folle ! C'est une menteuse ! C’est quoi ça c'est pas une fille, elle a pas honte ! Je veux pas d'elle moi ! Je veux une vraie fille. !" Ils me mirent avec difficulté sur le canapé.
Je suis sur le ventre, complètement de travers. Mon père allume la télé. Ma mère retourne dans la cuisine. Je suis toujours haletante, j'essaie de me détendre. J’ai de moins en moins d'air et de plus en plus mal. Mes jambes se mettent à trembler. Ah j'avais oublié de te dire qu’avant qu'il parte, il a envoyé une autre vidéo de moi, coucher la tête de travers contre le placard du couloir, toujours avec cette respiration, à ma sœur. Sur le canapé, j'essaye de ralentir. Pendant une vingtaine de minutes, ça ne ralentissait pas. Puis je réussi à rallonger mes respirations, a commencer à bouger quelques doigts, puis la mains et l'autre suivie. Je n'ai vraiment plus de force. Après maintes tentatives, j'essaye de me redresser.
Je planais un temps. J’essaye de me retourner, mais avec difficulté. J’ai dû forcer deux ou trois fois sur mes bras pour mes jambes. C’est dur. J’essaye de me lever mais je retombe directe. Je me relève et cette fois, je me mets direct à essayer de marcher, sans succès. Ma mère arrive et me dit : " Ça t'apprendra la prochaine fois tu répondras pas à ton frère. Et puis arrêter de faire un cinéma t'a pas honte on dirais une folle. ". J'essaye de lui expliquer que je ne mentais pas. Que c'est pas moi qui guide ça. Mais, je ne me rappelle même pas ce que je lui ais sortis. Elle part. Je me dirige vers la salle de bains pour faire mes ablutions pour la prière que j'avais rater.
Je prie épuisée au ralentit. J’ai dû la recommencer. Je m’étais perdu. Je me couche, toute habillé, pour essayer de me détendre pour arrêter cette foutu respiration. Même si elle a considérablement ralenti, elle est toujours là. Je ne sais pas combien de temps s'écoule. Mon frère entre dans ma chambre, me vois éteint la lumière et part. Juste ça, ça a suffi pour accélérer légèrement ma respiration. Il revient un peu plus tard et me dit que s'il ne l’avait pas fait maintenant, ça aurait été une prochaine fois. Que si ma mère ne serait pas intervenue, il m’aurait frappé jusqu'à sang. Sans pitié il me dit que la prochaine fois je ne lui répondrais pas et que j'ai fait "tous ce cinéma" pour rien. " Il y a tout le monde qui s'en fous. Tu ressembles juste à une folle. "
Je ne le regarde pas. J’avais mis mon bras sur mes yeux. Je sentais ma respiration revenir. Il partit, ferma la porte, me laissa dans le noir. Et d'un coup, je me suis remise à ne plus contrôler ma respiration, elle aller de plus en plus vite, j'avais mal à la tête. Puis je me réveille, la respiration c'est stabiliser, je suis sans énergie rien. Je pleure en repensant à ce qu'il c'était passer. J’essaye de comprendre comment on en est arrivé là. Et surtout j'entends la voix de ma mère me dire que je mens, encore et encore. A ce que mon frère m'a fait subir. À mes douleurs. Je me sens coupable, j'ai gâché ramadan et en plus je n'ai même pas dit joyeux anniversaire à mon petit frère. Tout ça à cause de ce malade qui ne sais pas se contrôler.
Ma mère me dit d'aller manger. Je ne réponds pas. Elle me dit que je dois au moins manger un petit truc, ce n’est pas bien. Je ne sais pas comment, je me suis retrouvée dans la cuisine. Ma mère me demande si je veux un peu de chorba (une soupe). Je lui fais comprendre que non. Elle me dit de manger, j'ai la tête tournée vers la fenêtre. Je ne bouge pas. Elle part laissant la porte ouverte. Elle revient, je ne sais pas combien de temps plus tard. Elle voit que je n'ai toucher à rien. Elle me redit qu’il faut que je mange, c'est pas bien de ne pas manger. "Mange au moins un peu."
Mais tous ce que je réussi à faire c'est mettre ma tête dans mes mains. J’ai mal. Elle me sert un vers de jus, me donne une boîte avec des cacher pour les douleurs et me dit de ne pas y toucher avant d'avoir mangé. Elle repart et ferme la porte. Je regarde le plat. Elle avait fait des minis-pizzas, des brioches salées au poulets, des pains aux fromages aux herbes et des batbouts (des petits pains fourrées). Je me suis sentie tellement triste. J’avais tous gâcher.
Je n'avais pas du tout faim. Mais je manger pour faire plaisir à ma mère. Je m’arrête. Je me mis à penser à tout ça et les larmes me sont montaient. À ce moment, ma mère entre et me vois essuyer mes larmes. Elle vint à moi et me pris dans ces bras. Mon cœur se brise et j'explose en sanglot laissant couler les larmes. Elle essaye de me rassurer. Ce qui n'eut pour seul effets, de me faire pleurer davantage. Puis elle me dit : " Mais tu sais, il regrette ". Ce qui était faux, d'après ce que lui m'a dit mais, je la laissai continuer. Elle me dit que la prochaine fois je ne lui répond pas et qu'elle aussi s'est fait taper par son frère. Elle n'avait alors vraiment rien compris. Enfin, au moins, même si elle ne l’a pas dit, j'avais l'impression qu'elle savait maintenant que je ne lui avait pas menti et ça me suffisais. Hier soir je n'avais pas la force de continuer, aujourd'hui nous sommes le 8 mai 2019.
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